TIC 768070 : l’étoile qui se voulait aussi petite qu’une planète

Vue d’artiste du satellite TESS devant la Voie lactée, face à une étoile devant laquelle passent des planètes
TESS, le satellite de la NASA qui mesure les minuscules variations de luminosité de centaines de milliers d’étoiles. Vue d’artiste réalisée pour cet article.
Journal de bord d’un amateur à la recherche d’exoplanètes

19 juin 2026 — Et si un amateur pouvait trouver une exoplanète ?

Après tout, pourquoi pas ?

En plus d’écrire de la science-fiction, je m’intéresse aussi à la recherche d’exoplanètes. Et, depuis quelque temps, je voulais savoir jusqu’où un amateur pouvait aller avec les données publiques mises à disposition par les grandes missions spatiales.

Les données de TESS sont publiques. On peut les télécharger depuis son ordinateur. Pas besoin de réserver une nuit sur un télescope géant au Chili ni de travailler dans un laboratoire bardé d’écrans. Le principe semble presque enfantin : lorsqu’une planète passe devant son étoile, elle en masque une petite partie. La luminosité baisse pendant quelques heures, puis remonte. Sur une courbe de lumière, cela forme un creux.

Il suffirait donc de trouver le bon creux dans la bonne courbe. Évidemment, quand quelque chose paraît aussi simple, c’est généralement qu’on n’a pas encore compris le problème.

Je décide tout de même d’essayer. Cela faisait déjà quelques semaines que je triturais les données TESS : scripts Python, périodogrammes, tris semi-automatiques, bases de données, impressions de courbes par centaines… et surtout beaucoup d’inspection à l’œil. À force, quelque chose se produit : l’œil apprend. On commence à reconnaître une étoile qui varie lentement, une rupture instrumentale, une série de creux suspects, une éclipse très profonde. Mes passages répétés sur Planet Hunters TESS, sur Zooniverse, m’aident aussi à me former.

Et parmi les quelque 1 500 candidates que j’avais fini par examiner, une référence attire suffisamment mon attention pour que je la conserve : TIC 768070. TIC n’est rien de mystérieux : c’est simplement l’identifiant de l’étoile dans le TESS Input Catalog. Sa fiche d’identité astronomique (position, magnitudes, autres noms) est consultable dans la base SIMBAD du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

Ce matin-là, le 19 juin 2026, une fiche issue de mon analyse automatique est retenue. Les premières figures apparaissent. L’étoile sort enfin du bruit de fond de ma bibliothèque. Le soir même, je commence à tester une période proche de 365 jours. À 22 h 08, TIC 768070 apparaît dans mes fichiers de travail sous une étiquette qui fait rêver : « cold Jupiter ». Une planète géante, sur une orbite longue. Peut-être.

Schéma de la méthode des transits : une planète passe devant son étoile et la courbe de luminosité forme un creux
Le principe du transit. En 1, la planète (Planet) est à côté de son étoile (Star) ; en 2, elle commence à passer devant ; en 3, elle en masque une petite partie. La luminosité mesurée (Brightness) baisse alors pendant quelques heures, puis remonte : sur la courbe, cela forme un creux au cours du temps (Time). Crédit : Hans Deeg — CC BY-SA 4.0.

2 juillet 2026 — Une planète d’un an ?

Les observations que j’examine sont en réalité beaucoup plus anciennes que mon enquête. TESS avait déjà regardé TIC 768070 en 2018, dans le secteur 5, puis à nouveau en 2020, dans le secteur 32. Dans le premier, la luminosité baisse pendant environ sept heures. Le creux est modeste : autour de 0,5 %. Compatible avec un transit planétaire. Dans le secteur 32, un événement du même ordre apparaît à nouveau. Même durée générale, même allure.

Puis, le 2 juillet, je récupère la courbe complète du secteur 98, observé entre la fin de 2025 et le début de 2026. Un troisième petit creux est là. Plus tard, j’appellerai ces trois événements la population A.

Trois transits. On pourrait croire que le problème est réglé. Il ne l’est absolument pas. Supposons que vous regardiez une horloge à midi, puis beaucoup plus tard, et que l’aiguille soit à nouveau sur midi. Combien de tours a-t-elle effectués entre les deux observations ? Un ? Dix ? Cent ? Avec des transits séparés par plusieurs années, le problème est le même.

Dans mon cas, plusieurs familles finissent par ressortir : environ 73 jours, 182,5 jours et 365 jours. La dernière est particulièrement séduisante. Une orbite d’environ un an pour une planète géante : difficile de ne pas commencer à raconter une histoire. Je prépare même un graphique où les trois événements sont repliés sur cette période et le dépose sur ExoFOP, la plateforme utilisée pour centraliser les informations de suivi des candidats TESS. À cet instant précis, la planète existe au moins dans ma tête.

26 juillet 2026 — Puis apparaît un gouffre

Je reprends les trois petits événements plus sérieusement. Leur profondeur n’est pas parfaitement identique. Je teste la contamination par des étoiles voisines, la géométrie du transit, l’activité stellaire et différents traitements de la photométrie. Et surtout, le secteur 98 contient autre chose. Quelque chose de difficile à manquer.

Courbe de lumière de TIC 768070, secteur 98 : un petit creux vers BTJD 4001 puis un creux d’environ 6 % vers 4038, entourés en rouge et étiquetés A et B
TIC 768070, secteur 98 : le petit événement A autour de BTJD 4001, puis un creux B d’environ 6 % vers 4038, soit 37,11 jours plus tard. Deux profondeurs radicalement différentes dans la même série de données. Données : NASA, mission TESS (archive MAST). Traitement et figure : Manu Breysse.

J’appelle ce nouvel événement B. Et immédiatement une nouvelle histoire devient possible. Si TIC 768070 appartient déjà à une binaire — deux étoiles tournant l’une autour de l’autre — B pourrait être une éclipse stellaire. Et A ? Peut-être un troisième corps. Peut-être une planète tournant autour des deux étoiles : une planète circumbinaire.

Quelques semaines après avoir repéré un creux de 0,5 %, je me retrouve donc mentalement propriétaire d’un système à trois corps situé à quelque trois cents parsecs. Il faut savoir se méfier de ce genre d’enthousiasme.

6–14 août 2026 — Quand les fausses pistes deviennent instructives

Avant de construire un système planétaire exotique, il faut tout de même vérifier que les creux viennent bien de la bonne étoile. Les pixels de TESS couvrent une grande portion du ciel ; plusieurs étoiles peuvent contribuer au même signal. Une binaire éclipsante voisine peut donc créer un parfait faux positif planétaire.

Je reprends les images différentielles, qui comparent l’image pendant l’éclipse à celles prises avant et après. Les petits événements des secteurs 5 et 98 sont compatibles avec TIC 768070. B aussi. Ce n’est pas une preuve absolue — TESS ne permet pas de séparer deux étoiles extrêmement proches — mais aucun contaminant évident ne saute aux yeux.

Je cesse ensuite volontairement de demander à mes algorithmes de confirmer mes 365 jours. Les aliases 73, 182,5 et 365 jours ressortent clairement. Les recherches BLS et TLS, deux méthodes automatiques de détection de transits, servent à repérer et classer des baisses de luminosité répétitives compatibles avec le passage d’une planète devant son étoile. Mais elles ne recréent évidemment pas les transits qui n’ont jamais été observés. Les durées apportent une autre contrainte : les événements A durent environ sept heures. Dans un modèle simple, les longues périodes exigent une géométrie de plus en plus rasante pour conserver une durée aussi courte. La période d’un an reste possible, mais elle accumule les conditions particulières.

13 août 2026 — Gaia gâche merveilleusement l’histoire

Puis arrive le secteur 106. Et B revient. Presque exactement la même profondeur : autour de 6 %. Presque exactement la même durée : environ 6,8 heures. Je mesure le temps entre les deux grands événements : 208,6 jours. Je divise par quatre. Un peu plus de 52 jours.

Ce nombre me rappelle immédiatement quelque chose : Gaia. L’autre grand satellite européen chargé de mesurer les étoiles avec une précision extraordinaire possède déjà une solution orbitale pour TIC 768070.

Mes deux grands B sont séparés par presque exactement quatre fois cette valeur. Soudain, B n’est plus un phénomène mystérieux : il bat au rythme de la binaire déjà connue par Gaia. La profondeur de B raconte en plus une histoire compatible avec un compagnon de quelques dixièmes de rayon solaire. Masse et rayon pointent tous deux vers une petite étoile rouge, probablement une naine M.

Ma planète vient de perdre une bonne partie de son terrain. Mais il reste A.

15–17 août 2026 — Et si A et B n’étaient qu’une seule histoire ?

Jusque-là, je gardais inconsciemment l’image classique d’une binaire circulaire : une éclipse, puis une demi-orbite plus tard l’autre. Avec une période de 52 jours, les deux devraient donc être séparées d’environ 26 jours. Or, dans le secteur 98, A et B sont séparés d’environ 37,11 jours. À première vue, ça ne marche pas.

Mais l’orbite donnée par Gaia n’est pas circulaire. Elle est excentrique. Sur une orbite allongée, les étoiles ne se déplacent pas à vitesse constante ; les deux alignements vus depuis la Terre ne sont donc plus séparés d’une demi-période.

Je calcule les conjonctions à partir de l’orbite Gaia. Séparation attendue : 37,17 jours. Séparation observée : 37,11 jours. Je regarde ces deux nombres un certain temps. L’écart ne se compte plus en jours mais en heures. Et la durée prévue pour l’autre conjonction est elle aussi très proche des sept heures observées pour A.

Pour la première fois, une seule architecture peut rendre compte de presque tout : une étoile principale proche du Soleil, une petite naine rouge et une orbite d’environ 52 jours, assez excentrique. B serait la grande éclipse ; A pourrait être l’autre.

Schéma d’une binaire éclipsante : une grande étoile jaune et une petite étoile bleue ; quand la petite passe devant, la courbe de flux montre une éclipse profonde, quand elle passe derrière, une éclipse faible
Deux creux, une seule orbite : dans une binaire éclipsante, chaque étoile passe tour à tour devant l’autre. L’éclipse est profonde ou faible selon l’étoile masquée, et c’est le scénario envisagé pour B et A. Schéma réalisé pour cet article.

Le scénario de la planète circumbinaire n’est pas devenu impossible. Une binaire peut très bien posséder des planètes. Mais je n’ai plus besoin d’une planète pour expliquer ce que j’observe. Cette différence entre possible et nécessaire est beaucoup plus importante qu’elle n’en a l’air. Une hypothèse scientifique n’a pas besoin de devenir ridicule pour être abandonnée ; il suffit qu’une autre explique davantage de choses avec moins de suppositions.

Septembre–octobre 2026 — Quand TESS revient vérifier l’hypothèse

L’intérêt d’une hypothèse orbitale, c’est qu’elle oblige à prendre un risque : elle prédit. Si A et B appartiennent bien à la même binaire, le secteur 108 doit montrer un nouveau B vers le 15 septembre 2026, puis un nouvel A une quinzaine de jours plus tard. Si rien n’apparaît, l’hypothèse tombe.

Les images du secteur 108 sont maintenant disponibles. B est là : un creux d’environ 6 %, long d’environ 6,8 heures, la même signature que dans les secteurs 98 et 106. Il arrive avec un peu plus de deux heures de retard sur la date calculée avec la période de Gaia, ce qui permet d’affiner la période à 52,147 jours. Avec cette valeur, l’autre conjonction tombe le 30 septembre, à BTJD 4314,31. Et A est au rendez-vous, à quelques minutes près, avec une profondeur d’environ 0,5 %, comme en 2025. Le secteur 109, lui, ne couvre aucune des deux dates attendues.

Courbe de lumière de TIC 768070, secteur 108 : un creux d’environ 6 % vers BTJD 4299,3, puis un petit creux d’environ 0,5 % vers 4314,3, entourés en rouge et étiquetés B et A
TIC 768070, secteur 108 : B revient vers BTJD 4299,3, puis A vers 4314,3, soit 15,03 jours plus tard. Dans le secteur 98, A précédait B de 37,11 jours : additionnés, les deux écarts donnent 52,14 jours, une orbite complète. Données : NASA, mission TESS (images plein champ, archive MAST). Traitement et figure : Manu Breysse.

Chaque événement retrouvé au bon moment, avec une profondeur et une durée comparables aux précédentes, renforce l’interprétation d’une binaire éclipsante excentrique. Ce n’est plus seulement une explication construite à partir des anciennes données : le modèle a réussi une prédiction sur des observations qu’il n’avait jamais vues. Ce n’est pas encore une démonstration formelle — une modélisation photométrique complète reste à faire — mais A ressemble désormais beaucoup à l’autre éclipse.

Pourquoi les longues périodes sont un piège

Pour mesurer une planète à période courte, la situation peut être presque confortable. Les transits reviennent encore et encore dans le même secteur, et la périodicité saute aux yeux : WASP-18 b, qui boucle son orbite en environ 22 heures, laisse une véritable forêt de transits dans un seul secteur de TESS. Avec TIC 768070, rien de tel : quelques événements, des années entre certains d’entre eux, et de longues périodes pendant lesquelles TESS ne regardait simplement pas cette portion du ciel.

C’est ce qui rend les longues périodes difficiles avec TESS. Le satellite est extraordinaire pour trouver des transits, mais son mode d’observation par secteurs signifie qu’une planète lointaine, donc généralement à longue période, selon les lois de Kepler, peut ne laisser qu’un ou deux passages dans plusieurs années de données. Il faut alors chercher ailleurs : dans un autre secteur, dans Gaia, dans la position des étoiles voisines, dans les images différentielles, dans un article scientifique, ou dans une absence de transit à une date où une période donnée en prédit un.

18 octobre 2026 — Alors, un amateur peut-il découvrir une exoplanète ?

C’était finalement ma vraie question de départ. Après tout, les données sont publiques. On peut installer Python, télécharger des courbes de lumière et commencer.

Alors oui : un amateur peut réellement participer à la recherche d’exoplanètes. Il peut repérer un signal intéressant, retrouver une période, identifier un candidat oublié ou apporter une information utile à son suivi. Mais la seconde moitié de la réponse est moins romantique.

Il faut du temps. Énormément de temps. Quelques semaines suffisent pour commencer à entraîner son œil, et c’est justement là qu’on comprend que reconnaître une forme n’est que le début. Il faut comprendre comment TESS fabrique ses données, les cadences, les pixels, les ouvertures photométriques, les indicateurs de qualité, les contaminations. Puis Gaia, les vitesses radiales, les binaires éclipsantes, les aliases, parfois un peu de dynamique orbitale. Et surtout, il faut lire. Beaucoup.

Mais il faut aussi compter avec le temps astronomique : celui qu’on ne peut pas accélérer en travaillant davantage. Pour une période de 52 jours, il faut patienter presque deux mois entre deux passages du même type — et espérer que le télescope observe au bon moment. Pour des périodes plus longues, je vous laisse faire le calcul. Les étoiles ont leur calendrier, et elles se moquent assez royalement du nôtre.

À ce niveau, « faire cela en amateur » ne signifie plus vraiment y consacrer deux soirées par semaine. Une recherche systématique demanderait presque une activité à plein temps. Ce n’est probablement pas un hasard si les amateurs qui produisent régulièrement des résultats solides travaillent aujourd’hui souvent en réseaux ou en collectifs : chacun apporte une compétence, un instrument ou une méthode différente.

L’accès aux données s’est démocratisé. La complexité de la science, elle, n’a pas disparu.

Une modélisation pour y voir plus clair

Pour comprendre pourquoi A et B ne sont pas séparés d’une demi-orbite, rien ne vaut un petit schéma animé. Le compagnon parcourt son orbite allongée : il traîne loin de l’étoile principale et file quand il s’en approche. Les deux alignements avec notre ligne de visée tombent donc à des moments inégaux.

Pourquoi 37 jours puis 15 jours ?

Avec une orbite excentrique, les deux conjonctions ne sont pas séparées d’une demi-période. Pour TIC 768070, on observe 37,11 j entre A et B (secteur 98), puis 15,03 j entre B et A (secteur 108) : la somme redonne une orbite complète d’environ 52,15 j.

étoile principale ligne de visée A B phase : A
A conjonction de référence
B ≈ 37,11 jours après A
A
B
A
A → B 37,11 j
B → A 15,03 j
Période 52,15 j
Excentricité e ≈ 0,35
Schéma volontairement simplifié : il illustre l’alternance temporelle des deux conjonctions, pas une reconstruction photométrique complète du système.

Épilogue — Vivement la suite !

Et pourtant, je recommencerai. Parce qu’il reste quelque chose d’assez extraordinaire dans cette idée. TESS a observé en 2018 une étoile dont j’ignorais complètement l’existence. Huit ans plus tard, depuis un ordinateur personnel, je peux retrouver une baisse de luminosité de quelques heures, la comparer à une autre enregistrée plusieurs années plus tard, consulter l’orbite mesurée par Gaia, simuler des architectures et tenter de comprendre ce qui tourne là-bas.

Je peux me tromper. Je me suis trompé. Et les données sont suffisamment riches pour me montrer pourquoi.

La prochaine grande étape sera PLATO, la mission européenne conçue notamment pour rechercher des planètes terrestres autour d’étoiles de type solaire avec de longues séries d’observations. Exactement le genre de mission qui devrait rendre certaines longues périodes moins frustrantes.

Le satellite PLATO, couvert de panneaux solaires noirs, dans une chambre d’essais anéchoïque tapissée de pyramides bleues ; en haut à droite, l’écusson rouge de la mission
Le satellite PLATO pendant ses essais au sol, dans une chambre anéchoïque, et l’écusson de la mission (en haut à droite). Ses 26 caméras surveilleront plus de 200 000 étoiles depuis le point de Lagrange L2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre ; lancement prévu en mars 2027 sur Ariane 6. Crédit : ESA.

Depuis le sol, l’autre géant arrive : l’ELT (Extremely Large Telescope), le télescope de l’Observatoire européen austral en construction au sommet du Cerro Armazones, dans le désert d’Atacama au Chili. Son miroir principal de 39 mètres, formé de 798 segments, collectera bien plus de lumière que n’importe quel télescope actuel ; sa première lumière est prévue vers 2029. Là où TESS et PLATO repèrent des candidates, l’ELT pourra mesurer le minuscule balancement qu’une planète terrestre imprime à son étoile, photographier directement certaines exoplanètes et analyser leur atmosphère à la recherche de molécules comme l’eau, le méthane ou l’oxygène.

Vue d’artiste de l’Extremely Large Telescope au crépuscule : un immense dôme ouvert sur le miroir géant, au sommet d’une montagne aplanie du désert d’Atacama
Vue d’artiste de l’ELT en fonctionnement au sommet du Cerro Armazones, au Chili. Les voitures sur l’esplanade donnent l’échelle. Installé à 3 046 mètres d’altitude, son miroir de 978 m² collectera environ 15 fois plus de lumière que les plus grands télescopes optiques actuels. Crédit : ESO.

Alors oui, vivement la suite ! Les données seront publiques, elles aussi. Et je sais maintenant ce que cette phrase signifie : elle ne veut pas dire que tout le monde peut facilement découvrir une planète. Elle veut dire que tout le monde peut essayer. Et ce n’est déjà pas si mal.

📚 Pour aller plus loin

Pour comprendre la mission et le calendrier des observations, commencez par TESS / MIT et la page TESS Observations. Les données elles-mêmes sont archivées au MAST ; pour extraire une petite zone des images plein champ, TESScut est particulièrement pratique.

Pour apprendre à reconnaître les formes sans commencer par coder, Planet Hunters TESS sur Zooniverse est une excellente école. Pour analyser les courbes en Python, Lightkurve constitue une très bonne porte d’entrée. Le Gaia Archive devient indispensable dès qu’il faut vérifier la nature stellaire d’une cible, SIMBAD rassemble ce que la littérature dit déjà d’une étoile, tandis qu’ExoFOP-TESS permet de voir ce que la communauté connaît déjà d’un candidat.

Pour les lecteurs qui souhaitent aller plus loin dans la littérature, je conseillerais d’abord Transits and Occultations de Joshua Winn, puis le texte de Santerne et al. sur les faux positifs. Pour comprendre TESS lui-même, la documentation de mission est un bon point de départ. Enfin, les longues périodes et les duotransits sont très bien illustrés par Hawthorn et al. (2024).

🖼️ Crédits des images

  • Vue d’artiste de TESS (en-tête) : illustration réalisée pour cet article.
  • Schéma du transit : Hans Deeg, Exoplanet transit detection — CC BY-SA 4.0.
  • Courbes de lumière de TIC 768070 (secteurs 98 et 108) : données NASA, mission TESS (archive MAST) ; traitement et figures : Manu Breysse.
  • Schéma de la binaire éclipsante : réalisé pour cet article.
  • Satellite PLATO et écusson de la mission : ESA.
  • Vue d’artiste de l’ELT : ESO.

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