Le Tour de l’Univers — trilogie SF humoristique

Envie d'aller dans l'espace ?

Rire, s’évader, s’attacher, chercher un peu de sens — et se méfier de celui qui raconte.

Bandeau du Tour de l’Univers : un taxi spatial jaune fend la Voie lactée, à côté du livre papier et de sa version numérique
Le taxi est déjà en route. La notice de voyage, elle, est restée au garage.

Rire. Prendre le large. Affronter quelque chose de plus exaltant qu’un mot de passe oublié. Rencontrer des gens avec qui traverser le bazar. Et, entre deux catastrophes, comprendre un peu ce qu’on fabrique ici.

Nos envies ont parfois des proportions cosmiques. Nos journées, elles, proposent surtout de vider le lave-vaisselle. Alors on ouvre un livre. On espère de l’aventure, des surprises, des personnages auxquels s’attacher. On veut avoir peur pour eux, rire avec eux et ressortir du voyage avec autre chose qu’une lessive en retard.

C’est précisément ce que je vous propose avec Le Tour de l’Univers, ma trilogie de science-fiction humoristique. Tout aurait pu très bien se passer.

Mais l’Univers et le Narrateur ont tenu à participer.

Zut.

Vous avez besoin de rire. L’Univers vous prend très au sérieux

Il y a des jours où l’on aimerait que la réalité desserre un peu les dents. Qu’elle nous laisse souffler. Une petite pause entre deux mauvaises nouvelles, un éclat de rire qui arrive sans demander de justificatif.

Pour ça, la science-fiction possède un avantage formidable : elle peut déplacer nos absurdités à l’autre bout du cosmos. Prenez un individu intimement convaincu d’être au centre du monde. Placez-le devant quelques milliards d’étoiles. Attendez de voir s’il révise son jugement ou réclame un trône plus grand.

Sareth, lui, est roi de l’Olhem. Dans son royaume, l’ordre des choses paraît établi : les dieux, les traditions, le pouvoir. Puis son existence déborde du cadre. Et quand votre vision du monde commence à prendre l’eau, le fait d’être souverain ne vous fournit pas automatiquement des brassards.

C’est ce frottement qui m’amuse : l’écart entre le prestige dont on se croit couvert et ce que les événements nous autorisent réellement à faire. Les Monty Python savaient admirablement percer les grandes postures. Chez Douglas Adams, une question cosmique peut vous entraîner dans des complications délicieusement disproportionnées. J’aime cet espace de liberté où l’on peut viser très haut et se prendre les pieds dans l’existence.

Vous voulez rire ? Très bien. Les personnages préféreraient toutefois que vous attendiez qu’ils soient sortis d’affaire.

Le Narrateur n’a pas forcément la même délicatesse.

Vous avez besoin de vous évader. Le retour n’était pas compris

Fermer la porte sur le quotidien, ne serait-ce qu’une soirée. Partir assez loin pour oublier ce mail auquel il faudrait répondre. Découvrir un endroit où l’on ignore encore la météo, les usages et la manière dont les habitants vous considèrent : visiteur, nuisance ou déjeuner.

La SF offre ce plaisir particulier : au détour d’une page, votre horizon s’agrandit. Une planète, une civilisation, une créature dont l’évolution semble avoir été supervisée pendant une panne de courant. On ne sait pas encore ce qui nous attend. On tourne la page pour le découvrir.

Dans Le Tour de l’Univers, des méduses galactiques, des vers de l’espace et des créatures pandimensionnelles peuvent compliquer le séjour. Il y a aussi des humains. La brochure aurait dû commencer par cet avertissement.

Si vous avez déjà regardé Stargate en pensant « allez, juste un petit tour de l’autre côté », vous connaissez cette curiosité déraisonnable. On voit bien que le passage inconnu risque de poser quelques difficultés. Mais rester devant en discutant du protocole pendant trois cents pages serait une forme de cruauté.

Alors on embarque. On découvre. On s’émerveille.

Et l’Univers, qui attendait manifestement qu’on soit assez loin du point de départ, referme quelque chose derrière nous.

Croquis au crayon : un taxi volant survole une ville, poursuivi par une créature tentaculaire
Premier jet du voyage : le taxi n’avait pas encore sa peinture jaune, la ville non plus n’avait pas prévu le poulpe.

Vous avez besoin de relever des défis. Il y avait une case « difficulté » ?

Dans la vie courante, on aimerait généralement moins de problèmes. Dans un roman, en revanche, trois cents pages où tout fonctionne parfaitement finissent par ressembler au rapport annuel d’un fabricant de charnières.

On veut voir quelqu’un essayer. Échouer, peut-être. Trouver une autre solution. Oser quelque chose qu’il se croyait incapable de faire. C’est grisant de suivre un personnage au moment où il doit inventer la suite avec les moyens du bord.

Sareth cherche le sens de la vie. Il aurait pu commencer par une activité plus accessible, comme réorganiser les finances de son royaume ou apprendre à écouter une réponse déplaisante. Mais non. Le sens de la vie. Directement.

Une quête pareille promet de sacrés obstacles. Surtout quand les compagnons de route ont leurs propres difficultés et que les certitudes de départ deviennent encombrantes. À mesure que le voyage avance, il faut faire des choix. Les assumer. Composer avec ce qu’on n’avait pas prévu.

Je vous propose de vivre cette tension depuis un endroit très confortable : votre fauteuil. Vous aurez les dangers, les rebondissements et le plaisir de chercher une issue, avec la possibilité de faire une pause pour manger un biscuit.

Les personnages vous envient beaucoup cette fonctionnalité.

Vous avez besoin des autres. Voici ceux qui restaient disponibles

Une aventure prend une tout autre saveur quand on commence à tenir à ceux qui la traversent. Soudain, le danger a un visage. Une séparation compte. Une dispute vous fait sourire parce que vous connaissez désormais les deux mauvaises fois en présence.

Pour accompagner Sareth, il y a notamment un alcoolique, un psy et la fille adolescente de ce dernier. Voilà qui devrait suffire à animer le trajet, même en l’absence totale de menace extérieure.

J’aime ces rencontres où chacun arrive avec son passé, ses angles morts et ses excellentes raisons de ne pas suivre le plan. Le roi a ses habitudes. Les autres ont les leurs. L’Univers dispose de beaucoup de place, mais cela ne garantit absolument pas la bonne distance entre deux caractères.

Si Futurama vous a déjà fait passer du rire à une émotion beaucoup moins facile à évacuer, vous savez combien on peut s’attacher à une bande improbable. On était venu pour le décor et les idées folles. On reste parce qu’on veut retrouver ces gens, savoir comment ils vont s’en sortir et ce que le voyage va changer entre eux.

Vous aussi, vous pourriez finir par vous inquiéter pour des personnages que vous auriez soigneusement évités au premier covoiturage.

Galerie de personnages du Tour de l’Univers : aliens, roi en toge, aventurier, dauphin en armure
La bande. Certains sourient. D’autres évaluent déjà la distance jusqu’à la sortie.

Vous avez besoin de sens. Quelqu’un aurait gardé la notice ?

Pourquoi sommes-nous là ? Qu’est-ce qui mérite qu’on se batte ? Comment choisir une direction quand les repères auxquels on se fiait ne tiennent plus ?

Voilà des questions qui savent parfaitement surgir à deux heures du matin. Elles ont le sens du timing d’un voisin qui perce un mur le dimanche.

Dans cette trilogie, la quête de Sareth permet de les emmener dehors. Très dehors. Au contact de mondes, de rencontres et d’idées qui bousculent ce qu’il croyait savoir. Le décalage fait rire ; il permet aussi de regarder nos propres certitudes avec une légère méfiance.

Quand quelqu’un prétend détenir la vérité absolue, a-t-il vraiment tout compris ? Ou possède-t-il simplement un meilleur service de communication ? Et quand une croyance vous rassure, jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour la protéger ?

J’aime laisser ces questions circuler au milieu de l’aventure. Elles voyagent avec les personnages, prennent des coups et changent parfois de forme. Vous pouvez les ramener chez vous. Elles ne prennent presque pas de place, mais certaines ont tendance à se réinstaller sur l’oreiller.

Vous avez besoin de garder la main. Le Narrateur demande à voir

Vous aviez pourtant un projet simple : lire tranquillement. Suivre une histoire, comprendre les règles, prendre vos marques. Une relation de confiance élémentaire entre un livre et la personne qui l’a ouvert.

Mais il y a cette voix.

Le Narrateur. Celui qui raconte. Celui qui peut s’adresser à vous alors que les personnages sont occupés à survivre. Celui dont la présence rappelle qu’entre l’aventure et votre fauteuil, quelqu’un tient le micro.

Dans l’extrait du premier tome, il prend d’ailleurs le temps de se présenter. C’est poli. Cela ne constitue cependant aucune garantie concernant sa conduite ultérieure.

Et c’est une partie du plaisir que je vous invite à découvrir : cette complicité un peu suspecte avec la voix qui vous guide. Vous voulez savoir où l’histoire vous mène. Vous voudriez aussi être certain qu’elle vous laisse regarder dans la bonne direction.

Au fond, vous demandiez à rire, voyager, vous attacher et trouver quelques réponses. L’Univers s’en mêle. Le Narrateur commente. Les personnages improvisent.

Le programme était pourtant si raisonnable.

Votre besoin de connaître la fin a été pris en compte

Il reste une envie parfaitement légitime : arriver au bout du voyage. Bonne nouvelle, les trois tomes sont parus et la trilogie est achevée. Vous pouvez embarquer sans attendre qu’un auteur termine sa prochaine révolution autour du Soleil.

Le point de départ : Le Tour de l’Univers en 10−43 seconde. Puis viennent Après la destruction de l’Univers et Au-delà de l’Infini. Une certaine progression dans les intitulés devrait vous donner une idée de la prudence générale de l’entreprise.

Pour savoir si vous avez envie du voyage, lisez gratuitement les premières pages du tome 1. Rencontrez Sareth, écoutez le Narrateur et voyez si vous avez envie de les suivre. Quelques pages suffisent pour commencer à avoir de mauvaises idées.

Déjà prêt à partir ? Découvrez la trilogie, la page du projet sur ce site, ou les exemplaires dédicacés.

Vous aviez besoin de changer d’air. Ouvrez le livre.

Pour la suite, méfiez-vous de celui qui raconte.

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