Nouvelle de science-fiction – Space opera politique et existentiel
Et si prolonger la vie des étoiles revenait à décider qui mérite de survivre ?
Depuis plus de trois millénaires, la Guilde des Cultivateurs d'étoiles promet aux systèmes stellaires un sursis : jusqu'à 30 % de longévité supplémentaire pour leurs soleils mourants. Officiellement au service de l'Empire, leur technologie est devenue indispensable… et dangereusement stratégique.
L'inspecteur impérial Bjork est envoyé sur la station 53, en orbite autour de Crysas, une géante rouge en fin de vie. Une explosion inexpliquée a ravagé la station, et l'Empire soupçonne un acte terroriste.
Bjork est un vestige d'un autre temps : sans implants, sans accès neural, fidèle aux méthodes anciennes dans un univers gouverné par des intelligences artificielles omniprésentes.
Accueilli par Norah, directrice de la station et figure montante de la Guilde, il découvre un lieu où la maîtrise technologique masque mal les tensions humaines. Derrière les discours publicitaires et les protocoles de sécurité, Bjork met au jour une vérité plus sombre : la technologie censée sauver les étoiles pourrait tout aussi bien les faire exploser.
À mesure que l'enquête progresse, la frontière entre loyauté, résistance et responsabilité morale s'effondre. Face à un Empire totalitaire, parfaitement rationnel et inhumain dans son efficacité, une question devient inévitable :
jusqu'où peut-on aller pour briser un système qui contrôle jusqu'à la survie elle-même ?
Un space opera dense et tendu, à hauteur d'homme, mêlant enquête, affrontements physiques, science spéculative et dilemmes éthiques.
Le récit adopte un point de vue intimiste, centré sur un inspecteur volontairement déconnecté, observant un monde qui a oublié ce que signifie être mortel.